Monthly Archives: Mars 2016

La notion de propreté n’existe pas chez le chien. Elle résulte de rituels quotidiens et ce depuis la naissance. Elle fait surtout partie des interrogations et des inquiétudes premières du propriétaire. Il est d’ailleurs courant que le vétérinaire (ou parfois un comportementaliste)  soit sollicité afin de soutenir et conseiller ce dernier.

chiotLes premières étapes

Les premiers pas de l’éducation canine débutent dès le sevrage mais cela reste un travail de longue haleine. Il est important de savoir que la propreté la nuit est la plus longue à obtenir.   La capacité du chiot à se retenir s’améliore avec l’âge.

Le chiot est capable de faire jusqu’à dix fois ses besoins par jour. Ce n’est, en aucun cas, pathologique mais physiologique. Ces « accidents » (pour certains) sont alimentés par le stress (environnement, solitude,…) et par les émotions (retour du propriétaire à la maison, jeu…).

Lorsqu’il est petit, le chien peut présenter comme une « manie » lorsque le besoin se fait ressentir. Cela peut se traduire par différents comportements comme tourner en rond, être plus excité (souvent confondu avec une envie de jouer) ou encore paraître intéressé par certains coins de la maison.

L’important est de ne pas se sentir dépasser et comprendre qu’il s’agit d’un vrai travail visant à anticiper les actions de son chien et à créer une relation de confiance avec lui, malgré les « dérapages ».

 

Les bonnes manières…

Dès l’adoption du chiot à la maison, le travail commence par une observation aussi bien au domicile qu’à l’extérieur. Lors de ses sorties, notez les lieux qui présentent le plus d’intérêt pour lui, où il se sent le plus à l’aise (parc, arbre dans la rue, trottoir…).

Par définition, il est fortement recommandé de sortir le chiot le matin, à midi et une à deux fois le soir. Surtout après ses repas. Il faut noter que la fréquence est plus importante que la durée. Malgré l’envie, votre animal peut jouer une heure et rentrer pour faire ses besoins à la maison. Il est préférable de commencer par faire un petit tour (défini au préalable) pour l’habituer à faire ses besoins puis de lui permettre ensuite de jouer avec vous ou encore avec d’autres chiens.

Par exemple, il est possible de lui apprendre par des gestes ou encore des ordres (toujours les mêmes) avant et après qu’il ait fait ses besoins. Une récompense peut également suivre, enfin surtout au début.

Parmi ces directives, vous pouvez lui dire qu’il peut « y aller » après avoir ouvert la porte ou après l’avoir détaché de sa laisse dehors. Dans le cas ou l’animal ne ferait rien, ignorez-le et ne faites rien avec lui. Il est essentiel qu’il comprenne que c’est une habitude qu’il doit prendre.

Des accidents (ou encore des provocations) sont possibles. Même si cela parait difficile dans certains cas, évitez de vous énerver si le chiot ne respecte pas vos ordres pour la propreté. Déplacez-le dans le lieu que vous souhaitez au risque de lui faire peur et de le traumatiser.

 

Les mauvaises manières…

On a tendance à penser que l’éducation chez le chiot est facile ou pire innée. Le fonctionnement animal nécessite un apprentissage quotidien et il ne faut rien considérer comme acquis.

Dans un premier temps, il faut éviter de crier ou de montrer son énervement si vous trouvez des selles ou de l’urine à la maison que ce soit en vous réveillant ou en rentrant de votre journée. Il est normal d’être irrité mais cela n’apportera rien. Le chiot ne comprendra pas cette attitude. Il n’a pas de notion de temps. Eviter de nettoyer ces « accidents » devant lui au risque qu’il prenne cette attitude comme un rituel. Il est possible de réagir si vous arrivez à prendre le chiot sur le fait accompli et de le sortir immédiatement dehors même s’il a fini.

Parmi les mauvais réflexes, surtout évitez de poser le museau de votre animal sur les besoins qu’il a fait à la maison. Le chiot n’est pas réceptif à ce genre de réprimandes.

Évitez d’utiliser des produits nettoyants très odorants. Sans que ce soit automatique, cela peut, au contraire, entraîner votre animal  à refaire la même chose au même endroit.

Il faut également éviter de changer les lieux dédiés aux besoins. Par exemple, il est fortement déconseillé d’habituer le chiot à faire ses besoins sur un papier journal ou une alèse pour ensuite espérer qu’il apprenne à l’extérieur avec facilité.

 

 

Dr Balouka, Directeur Vétérinaire Activ Animo

Pour beaucoup de propriétaires, une des grandes préoccupations reste les griffes du chat. Il faut savoir que le chat « fait ses griffes » pour son confort quotidien et cela permet également le renouvellement des griffes mortes. Ce phénomène peut aussi apparaître lorsque le chat s’étire, dans un moment de bien-être. A la différence du chien, le chat peut sortir et rétracter ses griffes selon sa volonté. Il s’agit d’une pratique utilisée pour la chasse afin de passer inaperçu.

les griffes du chat

Pourquoi le chat fait-il ses griffes ?

Pour les chats vivants à l’extérieur, les arbres ou encore toutes les surfaces rugueuses jouent le rôle de grattoir naturel. C’est un moyen d’éliminer les griffes mortes et d’aiguiser les nouvelles.   Ce phénomène est aussi reconnu comme une méthode de marquage de territoire. En grattant, le chat dépose ses propres phéromones et prévient ainsi ses congénères. Ce marquage peut être à l’origine de conflits lorsque plusieurs chats vivent dans le même environnement. Les congénères auront tendance à gratter aux mêmes endroits et ce, plusieurs fois dans la même journée. L’objectif est également de maintenir ces phéromones sur le même site, quel qu’il soit (au détriment du propriétaire et de son nouveau canapé ou encore de ses nouveaux rideaux…).

 

Comment réagir ?

Il est essentiel de savoir que faire ses griffes relève d’un comportement complètement naturel.  On a tendance à voir cette habitude comme un défi ou une provocation du chat envers son propriétaire. Il n’en est rien. Il est préférable de ne pas s’énerver et de ne pas rentrer en conflit avec lui. De la même manière, éviter d’obliger le chat à faire ses griffes sur le nouveau griffoir que vous venez d’acheter.

Il est recommandé de prendre l’habitude de déposer le griffoir dans un endroit calme et agréable, à proximité du chat. L’objectif est qu’il l’utilise de plus en plus et d’arriver à se rapprocher de son coussin ou toute autre lieu de couchage. Eviter de proposer des surfaces lisses et neuves (exemple du tableau en liège). Gratter un peu avec vos ongles ou encore une paire de ciseaux afin d’initier le travail ce qui le rendra beaucoup plus attrayant. Il faut savoir qu’un simple morceau de carton peut suffire à distraire votre chat toute la journée. Ne soyez surtout pas impatient au risque de le rendre insensible à toute votre démarche.

 

Comment protéger vos sites préférés ?

Différentes méthodes existent et le résultat reste très individuel. Il est possible dans un premier temps de décourager le chat mais, encore une fois, en évitant de crier ou de créer un climat de crainte ou de tension avec votre animal. Si vous prenez votre animal sur le fait accompli, vous pouvez le retirer immédiatement asperger la zone avec un peu d’eau ou encore instaurer un mot défini au préalable. De manière moins agressive, vous pouvez également attirer son attention par de la nourriture ou avec un jeu.

Il est également possible d’utiliser une méthode de récompense positive à condition que votre chat soit gourmand. Ou encore employer un diffuseur de phéromones pour l’apaiser.

 

 

Dr. Balouka, Directeur Vétérinaire Activ Animo