Monthly Archives: Février 2016

Considéré comme le principal danger avec les beaux jours et les chaleurs d’été, le coup de chaleur reste sous-estimé par les propriétaires d’animaux. Ce phénomène est toujours brutal et peut être fatal s’il n’est pas pris en charge rapidement.

On parle de coup de chaleur lorsque la température corporelle (température rectale) se révèle bien au-dessus des normes acceptables (supérieure à 40.5°). Ce phénomène apparaît le plus souvent dans un environnement très chaud (et souvent humide) ou les possibilités d’évacuer cette chaleur étouffante sont quasiment nulles.

chien eauL’exemple le plus courant est lorsqu’on laisse un animal (chien comme chat) dans une zone ou l’aération est très faible, comme la voiture en plein été (même avec les fenêtres ouvertes) ou encore sur la terrasse. Cet accident peut également survenir après une activité intense (footing, vélo, jeux…) ou une simple balade en pleine chaleur sans boire et sans arrêt pour se rafraîchir.

Pour limiter ce phénomène, il est recommandé d’instaurer une période de transition durant laquelle l’animal sera mis dans cet environnement chaud de plus en plus longtemps. Une semaine pourrait alors être un bon compromis.

La durée d’acclimatation à un nouvel environnement (chaud) peut varier approximativement entre 7 et 10 jours. Il est donc important de préserver votre animal durant les premiers jours de son arrivée dans un pays chaud (durant un voyage par exemple).

 

De nombreux facteurs peuvent augmenter les risques de coup de chaleur chez votre animal :

Le taux d’humidité élevé et une ventilation insuffisante : La majeure partie de l’évaporation de l’eau chez l’animal est réalisée lorsque l’animal halète (respiration très rapide). Si l’humidité extérieure est faible, cette évaporation sera faible, favorisant l’apparition d’un coup de chaleur. Attention aux zones où la densité de population est importante ou encore mal ventilées.

Certaines races, de part leur morphologie et physiologie apparaissent plus à risque lorsqu’il s’agit de coup de chaleur. On notera l’ensemble des races brachycéphales (Bouledogue, Boxer, carlin, Shih tzu…). Cela reste une conséquence de narines peu ouvertes (sténose des narines), un épaississement du voile du palais ou une langue plus épaisse que la normale. Dans certains cas, une chirurgie de ces anomalies est nécessaire, voire vitale pour ces chiens.

Il est évident que les animaux âgés présentent un risque plus important que les jeunes. Cela étant principalement dû aux diverses maladies cardio-respiratoires. A l’extrême, les chiots aussi sont à surveiller avec beaucoup d’attention car présentant une thermorégulation imparfaite.

L’excès de poids est également un facteur aggravant dans la mesure ou l’embonpoint accroît le caractère isolant de la peau et peut entraîner des troubles respiratoires (cf l’obésité chez le chien et le chat).

 

Reconnaître un coup de chaleur !

Les premiers signes sont surtout marqués par une fatigue et une apathie de l’animal :

  • La température peut atteindre en 30 min 40 voir 40.5°C
  • Une hyper salivation et ou un halètement important
  • Un animal qui semble « tituber », tout en cherchant un endroit au frais

 

Puis l’évolution peut faire apparaître des symptômes plus sévères :

  • Troubles digestifs : diarrhée, vomissements (pouvant être hémorragiques)
  • Déshydratation avec des muqueuses sèches
  • Tachycardie avec pouls faible
  • Saignement nasal
  • Troubles neurologiques allant des tremblements jusqu’à la perte de conscience.

En fin d’évolution, c’est un arrêt cardio-respiratoire qui précédera le décès de l’animal.

 

Que faire immédiatement ! 

  • La priorité est évidemment de faire descendre la température corporelle le plus rapidement possible et toutes les idées sont les bienvenues :
    • Ventilateur, fenêtre ouverte, climatisation, ombre si vous êtes dehors
    • Mouiller l’animal avec de l’eau (surtout éviter l’eau trop froide qui pourrait entrainer un choc thermique) et l’enrouler autour d’une serviette mouillée. Réitérer cette étape autant que possible pour atteindre une température en dessous de 39°C. Attention à ne pas entrainer une hypothermie secondaire !
  • L’étape suivante est bien sûr de l’amener d’urgence chez votre vétérinaire ou le vétérinaire le plus proche. Ce dernier vérifiera l’état général et clinique de votre animal avant de le prendre en charge médicalement :
    • Mise sous perfusion
    • Serviette humide
    • Des examens de sang peuvent être parfois réalisés.
    • Diurétiques ou encore anti convulsivants pour lutter contre les symptômes neurologiques.
  • Le pronostic de l’animal dépendra de la rapidité avec laquelle il est pris en charge aussi bien par le propriétaire que par le vétérinaire !

 

Eviter le coup de chaleur !

  • Ne pas laisser votre animal dans un endroit clos et mal aéré.
  • Assurer une bonne ventilation de l’environnement.
  • Mettre à disposition de l’eau fraîche en permanence et changer la régulièrement.
  • Eviter les activités sportives par temps chaud et préférer les heures les plus fraîches.
  • Minimiser les risques chez les animaux prédisposés (traitement, chirurgie chez les brachycéphales)

 

Dr Balouka, Directeur Vétérinaire Activ Animo

Les nouveau-nés sont entièrement pris en charge par leur mère, mais quelques soins  complémentaires permettent de leur assurer un avenir heureux. Le devenir d’un animal dépend, en grande partie,  de cette période cruciale ou lui seront apportés alimentation, boisson, éducation, sociabilité… Il est donc fondamental d’être vigilent depuis la naissance jusqu’à l’adoption.

chiot

 

Les premières minutes

 Dès la mise bas, la femelle est active. Elle est responsable de nombreux stimulus (léchage, contact avec son museau…) qui auront comme objectif de faire respirer les bébés ou encore de les faire uriner et déféquer. En effet, la miction est une conséquence directe du léchage de la mère. Dans le cas inverse (mère incapable ou césarienne par exemple), c est au propriétaire ou encore à l’équipe médicale qu’incombe la responsabilité de frotter énergiquement le chiot ou le chaton. Parmi les autres techniques, on peut noter le massage de la région annale avec un tissu ou une compresse mouillés. La priorité absolue restant la thermorégulation des petits, qu’il faut réchauffer immédiatement (couveuse, lampe ou matelas chauffant). Un chiot ou un chaton naît aveugle et sourd mais ressent la douleur.

 

Les premières heures

 Dès les premiers jours, les petits doivent avoir une fréquence des repas très élevée (allant jusqu’à un repas par heure). L’apport nutritif est fourni par le lait de la mère, d’autant plus sur les premières montées de lait (présence de colostrum).

Le réflexe de tété est instinctif. Il est possible, dans certain cas, qu’il faille aider le chiot ou le chaton. Pour cela, il appartient au propriétaire de placer la tête du bébé sur une mamelle de la mère. S’il reste néanmoins incapable de se nourrir seul, il faudra l’aider et le maintenir en place jusqu’à la fin du repas lacté.

Il se peut que la mère refuse l’allaitement ou que le nombre de bébés soit trop important ou encore qu’ils soient orphelins. Dans ce cas, les petits seront nourris avec du lait maternisé (disponible chez votre vétérinaire) le plus souvent possible.

Les bébés doivent prendre du poids quotidiennement pour assurer une bonne croissance.

 

Les premiers jours

En moyenne, il faut attendre une petite semaine pour commencer à voir une certaine autonomie chez les petits. En quelques jours, ces derniers commencent à se déplacer, dormir, se nourrir ensemble. Cette synchronisation relève le plus souvent d’une émulation collective. L’évolution qui suit est chronologique :

  • 9/10e jour : ouverture des yeux
  • 14/15e jour : déplacement hésitant
  • 3e semaine : déplacement, miction, selles autonomes
  • 3/4e semaine : activité et jeux entre les petits (et la mère).

 

C’est aussi à cette période que l’éducation par la mère va prendre encore plus de sens. Dans le même temps,  le propriétaire se doit de bien les surveiller et d’organiser un espace protégé et dédié à la portée. Les petits n’ont alors aucune limite et peuvent se faire rapidement mal (chute dans les escaliers par exemple). Il est également très important de ne pas les réveiller quand ils dorment.

 

Que faire des chiots ?

Il est préférable de faire adopter (ou vendre) les chatons ou les chiots à partir de l’âge de 2/3 mois. L’intérêt étant d’avoir un animal sevré et épanoui. Il est préférable de le faire vacciner et identifier (à partir de 2 mois) et de le traiter contre les parasites internes et externes.

 

Dr. Balouka, Directeur Vétérinaire Activ Animo